L’idée qu’il serait physiquement possible de stabiliser une industrie et une économie, de réduire les émissions de CO₂ tout en procurant une plus grande souveraineté grâce à l’énergie du vent, du rayonnement solaire ou d’origine nucléaire pourrait ne relever que de la croyance, faisant de la science de la transition énergétique une pseudoscience.

Aucune transition, nulle part

Dans son livre Sans Transition, l’historien Jean-Baptiste Fressoz rappelle que « Si l’on prend en compte le charbon incorporé dans les importations, la Grande-Bretagne consommerait 90 millions de tonnes (en 2016) – au lieu des 9 millions officiellement brûlées –, presque autant qu’à la veille de l’assaut de Margaret Thatcher contre les mineurs britanniques. (…)

Une transition sans frontière

Si l’économie intérieure de l’Australie reste appuyée sur des industries hautement carbonées, l’inscription de cette économie au cœur de marchés internationaux, eux aussi fortement émetteurs de CO2, fait plus encore relativiser le bilan écologique de la transition en Australie-Méridionale. (…)